Les régulateurs n’hésitent pas à mettre à l’amende les opérateurs lorsqu’ils ne respectent pas leur cahier des charges.

Dans toutes ces affaires, la mise à l’amende n’est que l’aboutissement d’un processus de plusieurs mois. Il y a d’abord une première campagne d’étude portant sur des critères comme la facturation, la couverture du réseau, le pourcentage d’échecs ou de coupures d’appels, leur qualité vocale. Puis les résultats sont transmis aux opérateurs pour des débats contradictoires souvent houleux.

« Pour se défendre, mieux vaut qu’ils puissent eux aussi effectuer des mesures. Mais certaines filiales de grands opérateurs comme Airtel ou MTN ne sont pas toujours équipées pour le faire. Orange n’est pas le plus mal loti, car il peut faire appel à sa filiale Sofrecom », explique Arnaud MAUDUIT, directeur commercial associé de la société Lillybelle, l’un des principaux fournisseurs d’outils et de services de mesure de qualité des réseaux en Afrique de l’Ouest. Trois à six mois après cette première campagne, une seconde vague de mesures est effectuée, et c’est sur la base de ces éléments que les pénalités peuvent être infligées.

« Globalement, les manquements liés à la couverture ou à la disponibilité des réseaux 2G sont de plus en plus rares, mais on n’atteint pas encore les mêmes niveaux de qualité qu’en Europe », estime Arnaud MAUDUIT. En cause, la guerre des prix entre opérateurs, qui se fait parfois au détriment des investissements, mais surtout l’absence d’un réseau électrique fiable pour alimenter les tours de télécoms dans les zones rurales. Depuis dix-huit mois environ, les régulateurs s’intéressent aussi à l’efficacité des réseaux 3G et 4G en étudiant les débits montant et descendant.

Source : Jeune Afrique

Article sélectionné par D. COULIBALY / Lillybelle