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Pour un plus grand dynamisme du marché national des télécoms, d’ici 2018, l’Autorité nationale de régulation des télécommunications (Anrt) du Maroc est actuellement engagée sur plusieurs chantiers. Ceux-ci, conformes à la Note d’Orientation générale pour la poursuite du développement du secteur des télécommunications à l’horizon 2018 (NOG-2018), adoptée le 18 mars 2015 par le conseil d’administration du régulateur télécoms, visent, à terme, l’atteinte par le secteur télécoms marocain d’un chiffre d’affaires estimé à 34 milliards DH (3 468 000 000 dollars US) ; 50 millions d’abonnés à la téléphonie mobile ; 2 millions d’abonnés à la téléphonie fixe et 22 millions d’abonnés à Internet. Ces chantiers sont :

Le dégroupage

Engagé depuis juin 2014, malgré les obstructions de l’opérateur historique Maroc Telecom, le dégroupage vise à susciter davantage de concurrence en donnant à tous les opérateurs un accès aux boucle et sous-boucle locales de fibre optique. L’Anrt a annoncé qu’elle publiera de nouvelles lignes directrices pour redynamiser les différents segments du marché, notamment le mobile, pour favoriser l’innovation et le développement accéléré du marché.

Identification des abonnés

Dans son agenda 2016, le régulateur télécoms a prévu de proposer aux opérateurs télécoms des solutions innovantes favorisant leur recours à la digitalisation pour accélérer le processus d’identification des abonnés. La protection des personnes, dans un monde numérique, devient un défi sécuritaire majeur.

La portabilité des numéros

D’ici la fin de l’année, l’Anrt a prévu de lancer des concertations avec les opérateurs télécoms au sujet de la portabilité. L’objectif est la mise en place d’une base de données centraliséequi facilitera le changement de réseau par un abonné mécontent, pour le réseau d’un concurrent au choix, jugé plus satisfaisant. La portabilité donnera davantage de pouvoir aux abonnés qui pourront désormais sanctionner la mauvaise qualité de service d’un opérateur en le quittant sans désagréments.

Le haut débit

Dans le cadre du déploiement du Plan National du Développement du Haut Débit, l’Anrt a prévu de discuter avec les opérateurs télécoms sur tous les mécanismes techniques, financiers et réglementaires permettant de garantir, à terme, une couverture en haut débit de chaque commune et localité du pays. Le premier programme d’objectifs de couverture fera d’ailleurs bientôt l’objet d’un appel à la concurrence.

Fréquences télécoms

Le régulateur devrait procéder à la mise à jour de la décision fixant les conditions techniques d’utilisation des installations radioélectriques composées d’appareils de faible puissance et de faible portée. Le Plan National des Fréquences sera également mis à jour, en concertation avec les principaux utilisateurs que sont les FAI et les opérateurs télécoms. Sur la base des conclusions de l’étude portant sur la valeur économique du spectre de fréquence, l’Agence proposera, par ailleurs, une modification de l’arrêté fixant les redevances de l’exploitation des fréquences.

Nom de domaine « .ma »

Pour ce qui est du nom de domaine « .ma », l’Anrt travaille sur le plan d’ouverture pour l’enregistrement de noms de domaine « .ma », comportant des caractères non latins. Le régulateur télécoms entend également lancer la nouvelle extension des noms de domaine en arabe. La réflexion autour d’un observatoire annuel du marché des noms de domaine « .ma » se poursuit, tout comme la mise en place d’un nouveau dispositif de règlement des litiges qui sera administré par un centre d’arbitrage national.

Formation

Du côté de la formation, l’Anrt, soucieuse de doter le pays de compétences à même de conduire le futur économique numérique du Maroc, lancera une étude sur l’adaptation des formations de l’Institut national des postes et télécommunications (INPT) aux métiers, au Maroc et à l’international. Le régulateur télécoms compte également, entre autres, introduire, en septembre prochain, un master en Monétique et Cyber-sécurité au Technopark de Casablanca, ainsi qu’un master en Management des Télécommunications et des Technologies de l’Information (M2TI), en collaboration avec l’ESIEE Paris.

Source : Agence Ecofin

Article sélectionné par : B. WIECZOREK / LillyBelle