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Les opérateurs télécoms devront bientôt indiquer sur leurs cartes le degré de qualité de leur couverture pour les appels, et préciser les débits maximaux théoriques pour l’Internet mobile.

On capte, on ne capte pas: les cartes de couverture mobile fournies par les opérateurs télécom permettent de répondre à cette question ô combien essentielle lorsque l’on vit en dehors des très grandes villes. Mais l’ARCEP, l’autorité de régulation du secteur, souhaite désormais que les acteurs du marché aillent plus loin. En ligne de mire: la qualité de service. Car être couvert par un opérateur ne signifie pas forcément que l’on va pouvoir passer un appel ou consulter un site Web dans de parfaites conditions.

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L’Arcep a donc élaboré de nouvelles obligations pour les opérateurs télécom, qu’elle soumet à une consultation publique jusqu’au 3 octobre. Ce projet ne concerne dans un premier temps que les appels téléphoniques et l’envoi de SMS. «Plutôt que de simples cartes binaires, les opérateurs publieront, une fois la décision entrée en vigueur, des cartes de couverture qui différencieront les zones de bonne couverture et les zones de couverture limitée», écrit l’autorité.

Quatre niveaux de qualification, assortis d’un code couleur, sont prévus. «Pas de couverture»: vous ne pourrez pas passer d’appel. «Couverture limitée»: appels et SMS possibles à l’extérieur, mais «probablement pas à l’intérieur des bâtiments». «Bonne couverture»: appels et SMS possibles à l’extérieur et «dans la plupart des cas» en intérieur. Enfin, «très bonne couverture»: aucun souci en vue pour téléphoner et envoyer des SMS, où que l’on se trouve.

Préciser les débits de l’Internet mobile

Les opérateurs devront mettre à jour leur carte tous les trimestres, et communiquer leurs données à l’Arcep. Ces dernières seront mises à disposition du public en open data. Des start-up pourront ainsi exploiter ces données pour développer des applications ou de nouveaux services d’information sur la couverture mobile.

Une fois la consultation publique terminée, l’Arcep soumettra son projet au gouvernement. Les opérateurs auront alors trois mois pour se mettre en conformité. Les nouvelles cartes devront toujours respecter certaines obligations: niveau important de zoom et de dézoom, géolocalisation, lien vers la carte accessible depuis la page d’accueil du site de l’opérateur…

Du côté de l’Internet mobile, les opérateurs doivent déjà indiquer sur une carte leur couverture réseau en 2G, 3G et 4G, qui s’entend «à l’extérieur des bâtiments». L’autorité propose d’y ajouter le débit théorique maximal, ainsi que celui constaté par l’Arcep. La notion de «qualité de service» (puis-je consulter un site Internet, lire une vidéo, envoyer une photo?) va faire l’objet d’autres travaux de l’autorité. Si la réflexion avance suffisamment vite, cette notion pourra être intégrée à la décision initiale de l’Arcep. En clair, les opérateurs télécoms pourraient avoir à modifier leurs cartes «voix» et «Internet» d’ici début 2017.

Et ce n’est pas fini. L’autorité entend ensuite s’attaquer à l’Internet fixe, afin là encore d’avoir des cartes les plus précises possible. Une consultation publique devrait avoir lieu vers la fin d’année.

Source : Le Figaro

Article sélectionné par B. WIECZOREK / LillyBelle