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L’Agence nationale des radiofréquences et l’Arcep ont ouvert une consultation publique quant aux bandes de fréquences sous les 1GHz qui pourraient être ouvertes à l’IoT. Car les bandes actuellement utilisées sont menacées de saturation du fait de l’explosion de ce marché. 

L’Arcep et l’ANFR viennent d’ouvrir une consultation publique relative aux « nouvelles opportunités pour l’utilisation des bandes 862-870 MHz, 870-876 MHz et 915-921 MHz afin de répondre aux besoins croissants de l’internet des objets ». Concrètement, les deux agences vont recueillir jusqu’au 18 juillet les avis des acteurs du secteur de l’IoT sur leurs besoins en termes de fréquences.

Cette consultation « permettra à l’ANFR, en coopération avec l’Arcep et le ministère de la Défense, d’orienter les travaux nationaux et européens en cours pour faciliter le développement de l’internet des objets et soutenir les entreprises innovantes françaises de ce secteur » indique l’Agence nationale dans son communiqué. En jeu, un futur cadre réglementaire français et une harmonisation européenne, voire mondiale.

Pour l’heure, sous les 1 GHz, la seule bande libre utilisée par les dispositifs à faible portée (DFP) est la 868-870  MHz et, « dans une moindre mesure compte tenu des fortes contraintes techniques, la bande 863-868 MHz ». Celle-ci est en effet exploitée par le ministère de la Défense. Or le marché de l’IoT connaît une forte croissance  et la saturation de cette portion de spectre à moyen terme n’est pas à exclure.

Ouvrir le cadre réglementaire et les fréquences

Les différents travaux menés par la Commission européenne et l’administration française ont montré un « intérêt grandissant pour  l’ouverture de nouvelles bandes de fréquences, notamment de fréquences juste au-dessous de 1 GHz, qui  bénéficient de conditions optimales pour la propagation et pour la conception d’objets de taille réduite et de faible consommation ».

Ils soutiennent un assouplissement des conditions réglementaires quant à l’exploitation des bandes actuellement utilisées par les DPF (863-870), ainsi que l’ouverture des fréquences 862-863MHZ, 870-876MHz et 915-921MHz. Cette dernière vise l’internationalisation, puisque cette bande est exploitée par l’IoT aux Etats-Unis notamment.

Dans le cadre de sa consultation, l’ANFR et l’Arcep ont détaillé leurs propositions quant à la répartition des trois nouveaux blocs de fréquences (voir graphiques ci-dessus). Notons enfin qu’une consultation plus large sur l’Internet des Objets sera menée par l’Arcep plus tard cet été.

Source : L’informaticien

Article sélectionné par : N. PONCET / LillyBelle