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Le 8 Mars 2015, les femmes de Pissy, quartier situé à l’Ouest de Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, ont manifesté leur mécontentement contre l’installation de pylônes Airtel près de leurs habitations. Réunis au sein du mouvement «voisins solidaires de Pissy», créé par des riverains de Pissy, elles ont dit «non à l’installation d’antennes relais voisines de nos habitations, non à la soumission de notre santé aux intérêts capitalistes, nous exigeons la protection de nos familles par le gouvernement de notre pays».

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Selon Mireille Sanogo, la porte-parole des manifestants, «nous savons tous les dangers que peuvent représenter de telles installations pour la santé des populations (…). Le premier danger c’est la chute des pylônes suivie des rayonnements à long terme ». Lors des travaux d’installation des pylônes en Décembre 2014, les habitants de Pissy avaient intenté une action en justice contre Airtel. Le 18 Février 2015, le verdict du tribunal avait condamné l’opérateur télécom à stopper le chantier. Mais Airtel avait déjà achevé l’installation des pylônes.

Pour le directeur de la régulation et des affaires juridiques, Daouda Sanou, « nous sommes dans un Etat de droit et la loi burkinabè permet à tout citoyen condamné en premier ressort d’interjeter appel de la décision et de se pourvoir en cassation en cas de non satisfaction». Airtel se dit prête à respecter la décision de la justice, lorsque celle-ci sera exécutoire. Concernant les craintes des populations quant aux éventuels effets nocifs des rayonnements électromagnétiques sur leur santé, la société télécom a précisé qu’aucune étude scientifique ne l’a démontré.

Pour les populations de Pissy, si Airtel refuse de se conformer à la loi, elles même se chargeront de démanteler ces équipements. Les habitants de Pissy ont donné un ultimatum de trois semaines à l’opérateur pour délocaliser ses pylônes.

Source : http://www.agenceecofin.com/

G. Thorin