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Michel Combes :
« Ce marché dispose d’un potentiel énorme ! »

Alcatel-Lucent s’engage à accompagner les pays africains dans le développement d’une économie numérique solide. A cet effet, Michel Combes, Directeur Général du Groupe, évoque le service G-Cloud qui sera mis en œuvre très prochainement dans un pays africain. Cette offre permettra aux administrés de ce pays d’accéder aux services gouvernementaux de façon efficace et très pointue.

Que pensez-vous du marché des télécommunications africain ?

Ce marché dispose d’un potentiel énorme. La demande de connectivité fixe et mobile y est énorme, tant en termes de téléphonie que de transmission de données et de services hauts-débits. Le continent a accédé ces dernières années à une bande passante internationale importante, grâce à l’arrivée de câbles sous-marins le long du littoral. Il faut maintenant faire pénétrer cette capacité à l’intérieur des terres, en construisant davantage de réseaux. C’est un enjeu essentiel. En Afrique comme ailleurs, la qualité et la fiabilité des réseaux seront une des conditions du développement et de la croissance à venir. Des services tels que l’e-éducation, la télémédecine, etc., ont et auront un impact majeur sur la population africaine.

En quoi l’Afrique est-elle importante pour Alcatel-Lucent ? S’inscrit-elle dans la stratégie du groupe ?

Alcatel-Lucent est un groupe spécialisé dans les réseaux très haut-débit. Nous sommes convaincus que les réseaux de demain devront supporter des niveaux de trafic cent fois plus élevés qu’aujourd’hui. Il faut dès à présent réfléchir à ces réseaux de l’avenir, à leurs architectures qu’elles soient physiques ou virtuelles car ne l’oublions pas, le cloud permet de gérer beaucoup de choses à distance maintenant. C’est la raison pour laquelle nous nous sommes récemment recentrés sur ces activités. Et c’est la raison pour laquelle nous croyons aussi au potentiel du marché africain. Comme dit, la demande pour l’accès très haut débit y est en forte croissance. Notre activité y a donc logiquement fortement augmenté ces dernières années, et cela va continuer. Nous avons récemment remporté de nombreux contrats intéressants. : L’équipe Services gérés d’Alcatel-Lucent a décroché plus de 10 contrats en MOA (Moyen-Orient et Afrique) entre 2013 et 2014. Nous entendons encore accroître la présence de nos Services gérés en Afrique au cours des prochaines années, y compris en mettant en place des capacités de services et des centres d’exploitation régionaux.

Vos clients historiques sont des opérateurs télécoms. Cherchez-vous en Afrique comme ailleurs à travailler avec de nouveaux clients, comme les grandes entreprises par exemple ?

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Oui, notre démarche stratégique est la même partout dans le monde. La qualité des réseaux va devenir un élément clé de la croissance que ce soit pour de grandes entreprises, des organisations gouvernementales ou des acteurs du Net. Tous auront besoin d’assurer à leurs clients, leurs collaborateurs ou partenaires un accès optimal au très haut débit. Ils voudront donc devenir eux-mêmes propriétaires d’infrastructures numériques. En Afrique, cette diversification s’opère déjà. Nous participons à plusieurs projets intéressants avec de grandes entreprises. Nous avons également commencé à bien nous diversifier dans le secteur gouvernemental : il y a quelques semaines, nous avons signé un contrat G-Cloud avec un gouvernement d’Afrique de l’Ouest, pour lequel nous déployons un réseau basé dans le cloud. Il permettra aux administrés d’accéder aux services gouvernementaux de façon efficace et très pointue. Cet exemple illustre comment nos Services gérés accompagnent nos clients dans la construction d’une infrastructure innovante, pour transférer par la suite la responsabilité de sa gestion, une fois les compétences locales requises disponibles.

Quels sont les principaux problèmes auxquels sont confrontés les entreprises/fournisseurs de services en Afrique ?

Comme partout, les opérateurs ont du mal à optimiser leurs dépenses d’exploitation tout en élargissant leur activité dans les zones rurales éloignées. Dans de nombreux pays, et plutôt dans les pays en développement, il est d’ailleurs parfois difficile de fournir des services haut débit à la totalité de la population – un défi auquel, dans de nombreux aspects, les gouvernements, les autorités réglementaires et bien sûr les opérateurs doivent s’attaquer ensemble. Il faut également savoir s’adapter à l’évolution de la demande et réussir à remplacer les revenus issus de la téléphonie par des revenus générés par des services à valeur ajoutée et la transmission de données, par exemple. C’est la raison pour laquelle il est absolument essentiel de transformer les opérations actuelles pour passer à un mode de fonctionnement plus industrialisé offrant une qualité de service optimale, à un coût prévisible. Fournir une qualité de service adéquate de bout en bout est un défi que doivent relever tous les fournisseurs de services et d’équipements, un défi encore plus difficile à réaliser dans les réseaux en forte croissance comme ceux d’Afrique. Outre ces difficultés propres à tous les marchés, le continent connait des problèmes qui lui sont propres. Je citerais en tout premier lieu les difficultés opérationnelles telles que l’alimentation en électricité, qui complique la tâche des opérateurs. De nombreuses parties du continent ont aussi du retard à rattraper en matière de réseaux longues distances et d’accès.

Craindriez-vous une baisse des investissements des entreprises due au recul de la consommation ?

Il y aura toujours des cycles, bien sûr, et la croissance du PIB s’est ralentie dans certains pays émergents à travers le monde. Cependant, je continue à penser qu’il n’y aura pas de baisse des investissements en Afrique, compte tenu de tous les plans ambitieux mis en œuvre par les opérateurs comme les gouvernements pour fournir à leurs clients et administrés des services de communication étendus.

Comment luttez-vous contre une concurrence féroce sur le marché africain ?

Comme partout ailleurs : en restant un innovateur fort (comme nous l’avons prouvé à maintes reprises), grâce à l’étendue et à la solidité de notre portefeuille ; en étant proches de nos clients ; en fournissant non seulement des produits et technologies performants, mais également des solutions et services de bout en bout ; enfin, et surtout, en étant un véritable partenaire de nos clients, avec nos solutions de services gérés de bout en bout. Nous créons d’ailleurs en Afrique une plateforme de services gérés pour aider les fournisseurs de services à rationaliser et à optimiser leurs opérations, dans le respect de l’environnement. Nos équipes d’opérations et de livraisons clients de la région MOA comptent à ce jour 2000 personnes qui assurent la construction et l’exploitation des réseaux de nos clients et contribuent à leur réussite dans 40 pays du continent. Nous mettons en place des partenariats de long terme avec eux, afin de parfaitement connaître leurs besoins et de répondre à leurs exigences.

Selon vous, de quelle façon vos clients du continent africain bénéficient-ils de la transformation régionale dictée par cette orientation stratégique ?

Notre engagement en Afrique ne fait aucun doute et comme je l’ai déjà dit, nous y investissons et développons notre organisation. Nous avons aujourd’hui déjà plusieurs atouts, et l’un d’eux est d’être présents depuis longtemps et d’avoir une longue expérience sur ce continent, ce que nos clients apprécient grandement.

Concernant l’Afrique en 2014, pensez-vous que le portefeuille d’Alcatel- Lucent couvrent toute la diversité du marché africain ?

Absolument. Le portefeuille d’Alcatel-Lucent offre exactement ce dont l’Afrique a besoin : l’accès très haut débit (technologies LTE et GPON/ FTTH), de solides solutions pour le backhauling et le transport, dans les technologies IP et optiques. Nous proposons également des services gérés, et nous observons une forte demande de la part des opérateurs africains qui nous sollicitent non seulement pour construire, mais également pour exploiter leurs réseaux. Et les services professionnels font aussi partie de notre portefeuille.

Comment Alcatel-Lucent contribue- t-il à la mission des gouvernements africains pour favoriser le développement d’une société de la connaissance et une économie numérique solide ?

Nous travaillons activement avec un certain nombre de gouvernements dans ce domaine. J’ai déjà évoqué le projet G Cloud que nous venons de signer en Afrique de l’Ouest, et il y en a d’autres. Participer au développement d’une société de la connaissance et d’une économique numérique qui soit un moteur de la croissance africaine est un défi ambitieux et passionnant pour Alcatel- Lucent. Nous sommes un acteur historique sur le continent et entendons le rester. Nous devons réussir à travailler ensemble avec tout l’écosystème économique pour relever ce formidable défit. Et, nous y attelons.

Source : RTN (Réseaux Télécoms Network)